Qui sommes nous ?

En 2015, Cacao Peï nait de la volonté de quelques amis amateurs de chocolat qui se fixent pour objectifs de faire revivre une petite filière cacao à La Réunion. Cet objectif économique est accompagné d’une volonté de garder la mémoire de l’histoire du cacao dans l’île.

Une histoire qui commence en 1777 à l’initiative de Pierre Poivre et Joseph Hubert. La production n’a jamais connu un grand essor, mais a tout de même permis de faire fonctionner une petite usine et générer une petite exportation vers Madagascar et l’Île Maurice.

Les coûts de production, liés à un besoin de main d’œuvre abondante et en concurrence avec la canne à sucre, ont contraints les dernières usines à la fermeture vers 1948 et 1970.

Simon Vienne et Hubert Hervet, fondateurs de Cacao Péi

L’environnement et les objectifs ont évolués.

Pourquoi relancer une production abandonnée faute de rentabilité ?

Le tourisme devient progressivement la première activité à La Réunion. Les visites de jardins botaniques ou d’usines sont de plus en plus appréciées. La relance du cacao permettra de mettre en valeur un patrimoine en voie d’extinction tout en créant quelques emplois en chocolateries ou en agriculture.

Malgré les handicaps toujours présents :

  • Un besoin en main d’œuvre important
  • Des surfaces très limitées

De précieux atouts :

  • La variété Criollo est la plus recherchée et donc la plus haute valeur ajoutée
  • Des surfaces pentues, arborées, difficilement cultivables, compatibles avec de l’agroforesterie et la culture en Bio.
  • Un climat favorable dans la région au vent.
  • Des compétences prêtes à aider Cacao-Péi, CIRAD, ARMEFLHOR, QUALITROPIC, FDGDON, Université, artisans chocolatiers …
  • Une équipe de bénévoles motivés

Quel est le public concerné ?

Au niveau agricole, des agriculteurs plantant de petites surfaces dans le respect de l’environnement. Compte tenu des faibles surfaces disponibles cette culture doit apporter un complément de revenus et ne pas venir en substitution de cultures existantes. Une main d’œuvre familiale majoritaire est
préconisée.

Au niveau transformation, nous pouvons compter sur un de nos adhérents, chocolatier dans le sud, ainsi qu’un adhérent producteur qui vient de s’équiper en matériel nécessaire à la transformation des fèves de cacao en chocolat.

Plusieurs adhérents se lancent dans l’agritourisme, production, commercialisation visites des champs en plus de la location de gites.

Où en est-on ?

En 2025, l’association compte plus d’une trentaine d’adhérents, dont une vingtaine de producteurs qui, en adhérent à Cacao Péi, s’engagent à cultiver en agroforesterie et même en Bio pour certains.

Après le passage du cyclone Garance, toutes les fleurs et cabosses ont été arrachées. Sans cabosses, il n’est pas possible de faire des semis. Pour éviter une année blanche au niveau plantation, nous prioriserons l’implantation d’arbres d’ombrage et de haies brise-vent dans les parcelles qui en ont besoin.

Une petite pépinière est en cours d’installation pour multiplier des espèces indigènes et endémiques pour la création de haies ou d’arbres de couverture.
Enfin, le dynamisme de nos adhérents nous permettra de réactiver une filière cacao répondant à nos objectifs.

Texte rédigé par Bernard De Ranchin – Juin 2025